Ce n’est pas parce que vous aurez pratiqué pendant plus de 5 ou 8 ans le piano que vous aurez une autonomie musicale.
En effet, on se fie souvent au nombre d’années et on peut se laisser impressionner par cela, mais notre cerveau enregistre aussi ce qu’on lui enseigne, et en ce qui concerne les habitudes d’apprentissage, c’est la même chose. Par conséquent, il est préférable d’enregistrer ou d’acquérir les bonnes habitudes dès le départ.
Lorsque vous aurez maîtrisé les 6 premières séries de la méthode COLIN (6 trimestres), vous aurez une expérience en solfège et une expérience pianistique vous permettant de déchiffrer des partitions de 3ème ou 4ème année, et après la série 8 vous pourrez déchiffrer des partitions de 5ème à 6ème année de piano et c’est grâce aux habitudes du départ que vous aurez surtout GAGNE DES ANNEES.
Rappelez-vous nous devions parler des habitudes !
Pourquoi les bonnes habitudes au piano sont importantes ?
Si vous gardez pendant des années des habitudes lentes ou inefficaces en étapes d’apprentissages, vous aurez des connaissances mais n’aurez pas obtenus l’autonomie musicale que vous auriez espérée. Même après 10 ans de piano, on peut être très lent en déchiffrage de partitions ou même assez incompétent pour comprendre tous les aspects d’un morceau dans son interprétation. Par conséquent les bonnes habitudes d’apprentissages vous aident à une vraie expérience concernant l’oreille musicale (grâce aux étapes que vous utilisez), des vraies qualités pour toujours gagner du temps en déchiffrage de partitions, et le choix des étapes, le choix du programme, vous apportera ensuite une grande partie des outils pour interpréter toute votre vie les morceaux que vous déciderez de jouer en respectant les critères les plus importants.
La musique et ses règles théoriques, l’harmonie etc.
Il faut savoir, que nombreux d’élèves ayant suivi des cours de solfège durant des années oublient beaucoup les noms par exemples des intervalles, les règles musicales de toutes sortes, la transposition etc.
Je pense que c’est normal parce que lorsque c’est abordé trop tôt ou lorsque ce n’est pas pratiqué directement et régulièrement sur l’instrument c’est difficile de maîtriser tout cela.
La musique c’est comme la langue française, vous avez les mots de tous les jours, vous avez les mots qui sont utilisés périodiquement, vous avez les mots qui sont utilisés assez rarement, et vous avez les mots qui sont utilisés très rarement.
Vous comprenez donc, que tout ce qui n’est pas utilisé régulièrement n’est pas aussi facile à mémoriser, et je dirai que les règles musicales par exemple sur la transposition, pour avoir à les utiliser, il faut avoir à faire régulièrement à des musiciens, ou des chanteurs, parce que vous devez parfois modifier la tonalité.
Peut-être là déjà, je commence à parler technique. Quoiqu’il en soit, vous voyez que pour apprendre un instrument, ce n’est pas ce que l’on vous demandera en premier.
Tout cela pour expliquer, que la musique ne doit pas s’apprendre comme un dictionnaire, c’est un langage dans lequel on rajoute régulièrement du vocabulaire, mais surtout, pour le garder, il faut l’exploiter régulièrement.
Pour exploiter un vocabulaire, encore faut-il en avoir l’occasion !
C’est pour cela qu’apprendre des choses trop tôt c’est beaucoup de concentration pour rien si on n’est pas capable à la sortie de s’en servir tout de suite.
La méthode COLIN, enseigne les règles de solfèges quand, dans le programme l’élève pourra régulièrement utiliser ce qu’il vient d’apprendre, de cette façon, il aura toutes les chances de garder en lui cette nouveauté et surtout de la maîtriser parce qu’il l’utilisera régulièrement ensuite dans les autres séries.
L’idée est donc de faire découvrir le solfège, la théorie, les harmonies progressivement comme les techniques pianistiques.
Par contre, il faut savoir que l’écriture de la musique n’est pas la seule connaissance à découvrir dans la musique, les distances je dirai pour simplifier entre les notes (appelés degrés) ont des noms etc.
C’est pour cela que le solfège approfondi prend des années par exemple au conservatoire parce qu’un programme solfège poussé ressemble presqu’à des mathématiques.
C’est pour cela enfin, que le solfège ne peut pas être enseigné complètement sur 8 séries, il faut aller plus loin pour cet objectif, mais ce qui est exploité par les musiciens qui pratiquent le piano depuis 8 à 10 ans, n’est pas plus haut que le solfège que vous apprendrez jusqu’à la série 8.
En effet, comme je le disais, il faut apprendre le vocabulaire que l’on utilise régulièrement et je dirai également les règles de grammaires les plus importantes ou les plus incontournables, et même au niveau de la série 8, nous aurons abordé du solfège qui dépasse le niveau de vos morceaux en pratique.
Par conséquent, vous devez savoir que vous aurez un très bon niveau de solfège déjà après la série 8.
Une vraie autonomie musicale ne s’obtient pas par hasard
Si vous pensez qu’il suffit de suivre des cours de piano durant 10 ans pour obtenir une vraie autonomie musicale, sachez qu’il n’en n’est rien.
Vous pourrez suivre des cours de solfège autant que vous pourrez, apprendre le plus de morceaux possibles avec un professeur, si vous ne développez pas des techniques spécifiques pour le déchiffrage de partitions, c’est à dire des habitudes pianistiques indispensables et des techniques visuelles qui vous permettent de repérer avec une grande logique toutes les informations d’une partition, vous resterez toujours lent et surtout vous serez toujours limité pour déchiffrer seul.
Quand on est très lent en déchiffrage, même après 10 ans de cours de piano, on a besoin d’un professeur pour nous aider à agrandir notre répertoire.
Le principe de la méthode COLIN, est de permettre d’éviter ce genre d’erreur et de développer chez l’élève au contraire dès le départ des habitudes indispensables pour obtenir une vraie autonomie musicale.
Après la série 6, vous commencerez à maîtriser 70 % des habitudes indispensables qui vous permettront cette grande liberté. En effet, le vrai plaisir d’un musicien est de pouvoir aborder seul des partitions de tous styles et pourquoi pas, de pouvoir également improviser avec beaucoup de goût dans de nombreux styles. Ceci s’obtient par expérience acquise grâce à des étapes d’apprentissages construites avec logique non par des règles musicales qui n’enseigneraient pas le sens de la mélodie, du rythme et des nuances. L’improvisation ne s’apprend pas non plus par hasard, il y a les connaissances que l’on découvre progressivement mais, c’est aussi les étapes qui permettent à l’élève d’être réellement créatif et d’avoir un vrai sens de la musique.
Pour revenir au déchiffrage de partitions, ne trouvez-vous pas dommage de pratiquer durant plus de 7 ou 8 ans le piano, et d’avoir toujours besoin de quelqu’un pour vous aider à déchiffrer vos partitions? C’est pourtant le cas pour plus de 80 % des musiciens amateurs.
Quand on est lent en déchiffrage, on n’ose pas aborder réellement les partitions qui nous attirent le plus. On se contente de ce qui est facile. En effet, si en 30 minutes on ne réussit pas au moins à jouer quelque chose de concrètement motivant dans la partition que l’on essaie de déchiffrer, on l’abandonne très vite. Par conséquent c’est assez décourageant.
La méthode COLIN prend en compte cette notion d’autonomie qu’il faut enseigner dès les premières leçons c’est pour cela que vous apprenez dès le départ à maîtriser des automatismes, que vous commencez à vous habituer à des réflexes visuels (gestion du regard) et que progressivement le nombre d’automatismes augmente. Ensuite, le choix des notes à maîtriser en priorité, le choix des accompagnements, le choix progressifs des déplacements, des doigtés à utiliser, des tonalités, des rythmes, tout cela aura une très grande importance afin de laisser le temps à l’apprentis d’appliquer ces mêmes techniques longtemps sur différents morceaux afin d’obtenir des acquis solides permettant de progresser de plus en plus vite également. Comme je disais, une vraie autonomie ne s’obtient pas par hasard.
Il faut savoir ensuite qu’en suivant certains livres de musiques, même si vous êtes aidé d’un bon professeur de piano, vous ne pourrez jamais développer ces qualités car les exercices, ou les morceaux composés sont rarement écrits pour enseigner ces habitudes.
Quand on progresse sur des exercices, la première idée est de développer certaines techniques mais la plupart du temps, on ne cherche la logique qu’à travers des degrés de difficultés ce qui est très loin d’être suffisant pour une vraie progression qui se dirait vouloir vous apprendre à devenir plus tard « autonome en déchiffrage et ensuite en improvisation ». Il faut donc savoir au départ quelles sont nos priorités, jouer du piano même si on apprend d’une façon ce que j’appellerai « décousue » ou d’espérer devenir un jour « autonome ». En effet, comme je viens d’expliquer il ne suffit pas de progresser en se basant uniquement sur les degrés de difficultés.
Imaginez bien, car c’est très souvent le cas: on vous apprend par exemple dans la 1ère page une certaine technique à la main gauche et par contre dans la 2ème, 3ème, 4ème, 5ème, 6ème, 7ème page, à chaque fois ce sont des techniques différentes soit disant pour faire progresser, ensuite à la 8ème page seulement on peut revoir la technique de la 2ème page, trouvez-vous cela logique? Personnellement, je ne comprends pas ce programme qui ne laisse pas le temps à l’élève de maîtriser chaque acquis.
Je n’invente rien, c’est très courant, quand on est pédagogue et surtout concepteur de systèmes pédagogiques, on remarque chaque détail, autre exemple 1ère page zéro dièse et zéro bémol, 2ème page, 3 bémols à la clé, c’est à dire qu’il faudra penser à jouer trois notes en bémols alors qu’on ne connaît pas encore la gamme de lab Majeur.
Autre exemple 1ère page, une mélodie à la main droite qui ne demande pas de déplacement car chaque doigt est en face de sa note, vous n’avez pas eu encore le temps de maîtriser cela que déjà dans la 2ème page vous devez aller dans les aigus, ensuite dans les graves, enfin on vous demande d’apprendre tout de suite des déplacements éloignés.
C’est cela que j’appelle « un programme décousu ». Alors on peut défendre l’idée en disant, « oui mais les morceaux sont jolis!, par conséquent motivants », « on peut développer plus vite l’interprétation », etc. Ce que je vois surtout, c’est que le cerveau n’intègre aucun automatismes naturels, on ne lui laisse pas le temps de s’habituer aux techniques et qu’enfin il y a beaucoup de chance pour qu’il apprenne en « par-coeur ».
Le plus grave surtout c’est qu’il n’y a aucune préparation concernant une vraie autonomie musicale à long terme. Avec ce genre de programme, il faut comprendre également que l’apprentissage risque d’être trois à quatre fois plus long du fait que soit on saute des étapes, soit on oubli des techniques apprises quelques mois avant, soit on aborde des morceaux trop tôt par conséquent, trop difficiles pour le niveau etc. la liste ne s’arrête pas là les « trous pédagogiques au niveau, du rythme, des doigtés et autres domaines ».
En résumé, pour un bon programme il faut prendre en compte la conception de chaque morceau, réfléchir sur le temps nécessaire qu’il faut pour maîtriser chaque technique, et être attentif à toutes les habitudes indispensables qu’il faut développer progressivement.
Pourquoi ces explications ?
Parce que la méthode COLIN n’est pas un recueil de partitions mais, comme son nom l’indique « une méthode ».
Quand vous choisissez d’apprendre avec la méthode COLIN, vous choisissez un programme pédagogique c’est à dire un programme qui englobe:
- l’apprentissage du piano avec une progression technique très progressive dans tous les domaines de difficultés: doigtés, déplacements, rythmes, écartements, la dextérité et la souplesse des doigts, le travail de l’interprétation et du poignet, l’apprentissage de tous les styles (partitions à deux mains, accompagnement, déchiffrage de partitions sans professeur, improvisation etc.)
- Les connaissances gammes, tonalités, harmonies et théorie de la musique.
Le plus motivant c’est que tout cela se découvre progressivement grâce à des morceaux très motivants et dans tous les styles.
Et le plus important, ce sont la conception des partitions qui respecte une logique très particulière et toutes les étapes pour appliquer la méthode qui apportent des vraies habitudes vous devenir une musicienne ou un musicien ayant acquis une formation de qualité dans tous les styles, ayant également gagné des années.
En effet, en moins de deux ans il est possible de se former jusqu’à la série 6 et ensuite, l’élève pourra obtenir une réell autonomie musicale après la série 8, c’est à dire en se formant entre deux à trois années s’il est assidu.
Par conséquent gagner des années c’est très faisable et d’un autre côté perdre des années en passant à côtés de bases musicales importantes, c’est encore plus facile.
« Faites le choix d’apprendre avec un programme construit avec logique qui démarre à partir de la conception de chaque partition jusqu’à l’élaboration de toutes les étapes et des habitudes d’apprentissage à développer chez l’élève et évitez de partir sur une progression qui ne s’occuperait que de l’évolution par niveau sans tenir compte du fait que dès le départ, une pédagogie doit développer chez l’élève des habitudes indispensables dans le but de le préparer progressivement à une réelle autonomie en lui permettant également de monter très vite dans les niveaux »
Prenez conscience enfin, que la motivation se nourrit d’une part de la musicalité des morceaux mais également d’un constat réel et régulier d’une progression musicale de qualité. D’autre part, en à peine deux ans, la pédagogie de deux systèmes différents amène à de grandes différences également au niveau des résultats et les retards, les habitudes ou les « trous pédagogiques » sont très difficiles à retrouver sauf en recommençant pratiquement au début car notre pédagogie est réellement très différente.
La méthode COLIN enfin respecte toutes les règles musicales, enseigne, toutes les règles théoriques, les harmonies, les gammes etc. seul l’ordre d’apprentissage change et surtout l’application des connaissances qui ont pour principe d’être exploitées au moment seulement où l’élève est apte à recevoir l’information. Et rappelons que la technique d’apprentissage est d’utiliser le plus possible chaque nouvelle base dans le plus de morceaux possibles afin de maîtriser chaque acquis.
En prenant connaissance du programmes de la 1ère année et ensuite de la 2ème année, vous saurez dans le détail, les acquis que vous allez obtenir.